
Le Rêve d'Endo
La légèreté face au fardeau.
Si Endo, la première œuvre de Laurence Roussas, incarnait la lourdeur et la douleur viscérale de la maladie, Le rêve d'Endo explore le versant de la résilience, de l'espoir et du désir d'évasion. L'utilisation du fil de fer pour dessiner l'utérus évoque à la fois la structure, mais aussi une forme de cage ou de tension. En le recouvrant de papier de soie blanc la dureté du métal s'efface au profit de la fragilité, de la pureté et de la douceur. En tordant cette structure pour lui donner le mouvement d'un oiseau en plein vol, l'œuvre transcende la réalité médicale. C'est une métaphore poétique du vécu des patientes : L'échappatoire. Le besoin viscéral de s'extraire d'un corps douloureux et pesant par l'imaginaire et rêve. La fragilité et la liberté : le papier de soie, symbolise la vulnérabilité du corps, tandis que le mouvement de l'oiseau incarne un souffle de liberté et d'espoir face à l'endométriose. Pour faire écho à Endo, on peut penser à la célèbre phrase de Kahlo : « Des pieds, pourquoi en voudrais-je si j'ai des ailes pour voler ?» Le Rêve d’Endo matérialise précisément ce vœu de Kahlo, appliqué ici spécifiquement à l'utérus.
Artiste : Laurence Roussas Technique : Fils de fer, papier de soie, vernis mat Dimensions : H 30 × L 34 × P 32 cm- Release Date
- June 2026

